LES VALEURS DE L'ENTREPRISE

Le monde des valeurs financières doit être réconcilié avec celui des valeurs humaines. La volonté des fondateurs a ainsi été de créer une société où le partenariat est une valeur centrale, qui sert l’épanouissement de chacun par la satisfaction professionnelle et le développement des compétences, avec la conviction que le service au client s’en ressente favorablement. Dans cet esprit, l’échelle de rémunération, à savoir l’écart entre la rémunération la plus haute et la rémunération la plus faible, est plafonnée et la rémunération variable des collaborateurs est solidarisée, pour stimuler la coopération.

Par souci d’alignement d’intérêt avec les clients, nos revenus se limitent aux commissions de gestion, Tous les autres frais (commission de distribution, droits de garde, frais de transaction, marge de change) ont fait l’objet de négociations avec des partenaires externes au mieux de l’intérêt des clients, sans aucune forme de rétrocession ou d’intéressement financier au bénéfice d'Orcadia. Qu’il y ait beaucoup ou peu de transactions, que l’investissement soit dans telle ou telle catégories d’actifs financiers, cela sera financièrement neutre pour Orcadia. De plus, nous pratiquons une tarification claire, transparente et compétitive. A noter aussi qu'au sein de la sicav Protea - Orcadia Global Sustainable Balalanced, une partie de la rémunération de gestion est liée aux performances réalisées.

Nous avons l'ambition de devenir une référence au niveau de la responsabilité sociétale dans toutes ses composantes, de manière globale et cohérente. Ce sens de la responsabilité envers la société se traduit aussi dans notre engagement de distribuer 10% de nos bénéfices bruts à des fins philanthropiques. De multiples autres faits participent de cette logique. Nous stimulons le mécénat de compétence, nous avons choisi des bureaux reconnus pour leur caractère exemplaire sur le plan environnemental ( un prix prestigieux a été décerné à Solarwind lors de la conférence environnementale COP 21 en décembre 2015 à Paris ), nous privilégions les véhicules de société hybrides, ...

LA PHILOSOPHIE DE GESTION

La gestion d'un patrimoine repose sur la recherche constante d'un équilibre entre la performance et le risque accepté. Par essence, c'est une quête aux achats dits "bon marché" et une discipline de vente des actifs "chers". C'est la base de la création de valeur.

Pour y arriver, notre équipe se concentre d'abord sur l'estimation du "return attendu" des actifs financiers, constituée à la fois du rendement et de la plus-value attendue. Cette dernière est fortement influencée par le cycle macro-économique et la politique monétaire, qui l'un et l'autre peuvent influencer le moral des investisseurs et par là même, le prix qu'ils sont prêts à payer pour un actif. Le rendement est lui dépendant de la qualité sous-jacente de l'actif financier.

Notre analyse sera donc adaptée en fonction de l'investissement envisagé : le loyer d'un immeuble, par exemple, est essentiellement conditionné par sa localisation, le paiement d'un intérêt par la solidité financière du débiteur et le dividende par la pérennité des résultats de la société.

Mais tous les résultats de ces analyses n'ont de sens que s'ils sont confrontés au risque pris. C'est la partie la plus délicate dans l'évaluation d'un investissement. Il est généralement admis qu'un plus grand risque s'accompagne d'un return espéré supérieur. Mais, dans les faits, cet objectif n'est atteint que si ... ce risque ne se présente pas. Il y a donc lieu d'accorder une attention toute particulière au risque latent.

C'est ici que la notion d'investissement responsable prend tout son sens. Si des sociétés ne respectent pas un minimum de règles de conduite au niveau de l'environnement, de l'éthique ou de la gouvernance, elles s'exposent à une "réaction" plus ou moins importante des consommateurs (au-delà des autorités publiques) et donc, à des impacts significatifs sur leurs chiffres d'affaires et leurs bénéfices. Créant dès lors aussi une volatité importante sur la cotation des actifs sous-jacents (tant en actions qu'en obligations) ...

Notre ambition donc de maîtrise du risque et le constat académique selon lequel à long terme 80% de la performance réalisée provient du rendement généré nous conduisent à adopter une politique d'investissement attentive au rebalancement périodique de ces investissements ayant acquis un statut de valeur dite "de croissance" vers des valeurs à connotation "rendement". 

L’INVESTISSEMENT RESPONSABLE

Pourquoi

L’époque de la dissociation entre, d’une part, la manière d’investir son patrimoine et, d’autre part, les valeurs humaines, est finie. Aujourd’hui, il y a une prise de conscience de plus en plus forte que chacun d'entre nous, personne physique ou juridique, a une responsabilité envers la société, les générations futures et l’environnement, et que la manière d’investir peut être un levier, certes partiel mais néanmoins efficace, pour promouvoir ces valeurs. Cette prise de conscience est plus forte auprès des jeunes générations. Tant les comportements des consommateurs que des autorités publiques iront de plus en plus dans ce sens. Dès lors, non seulement l’investissement responsable encourage cette évolution mais aussi l’anticipe, de telle sorte que cet investissement responsable ne se fait pas au détriment de la performance financière. L’expérience des dernières années, même si elle ne constitue pas un gage pour l’avenir, montre que l’investissement responsable a offert une performance légèrement supérieure à celle de l’investissement "autre" et ce, avec un niveau de volatilité et donc de risque moindre.


Comment

Il n'existe pas de manière unique  de définir l'investissement « responsable". De manière générale, il s'agit d'investissements dans des sociétés soucieuses de l'environnement,  attentives aux droits sociaux et à une saine gouvernance, en ce compris en matière de pratiques fiscales. Faut-il dès lors dans cette approche exclure de l'univers d'investissemenent certains secteurs d'activités ? Comme, par exemple le secteur pétrolier ... ?

Notre choix est de n'exclure aucun secteur ( à de rares exceptions près, concernant des sous-secteurs tels que la pornographie par exemple ... ) pour augmenter l’impact sociétal et de retenir, dès lors, une approche dite "best in class". Au lieu d’exclure certains secteurs, ce qui dispense les entreprises de ces secteurs de tout effort, l’approche « best in class » incite au contraire toutes les entreprises à s’améliorer sur le plan sociétal afin d'être reprises dans les indices de référence.

Une deuxième question est l’établissement des critères sociétaux pertinents, la mesure des performances des entreprises par rapport à chacun de ces critères et le choix d’une pondération entre ces critères. Cela peut se faire en interne ou en recourant à des sociétés de consultance spécialisées dans ce domaine. Comme Orcadia vise à investir de manière diversifiée, à travers le monde entier et dans tout secteur économiquement relevant, nous avons fait appel à une société externe, MSCI Morgan Stanley Capital International, qui, forte d’une équipe de plus de 200 analystes, dispose des ressources humaines et des moyens de pression nécessaires pour collecter et analyser plus de 5.000 (A VERIFIER). En outre, MSCI est réputé pour son savoir-faire pour la constitution des indices boursiers qui en fait le leader mondial dans ce domaine pour la gestion institutionnelle.
De manière plus technique, pour l'univers de sélection des actions ainsi que des obligations de sociétés privées (« corporate bonds » »), nous nous référons aux indices ESG (Ethical, Social & Governance) de MSCI dont ces valeurs doivent majoritairement faire partie. Nous investissons en direct dans des entreprises de ces indices, sur la base d’une sélection faite en interne, ainsi que dans des ETF (Exchange Tradable Funds) indexés sur ces indices.

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